Voyage spatial et anti-matière racontés par Geoffroy Stern

On rêve tous de pouvoir faire un voyage spatial pour mettre les pieds sur une nouvelle planète. Découvrir de nouveaux paysages, de nouveaux ciels ou de nouvelles formes de vies. Sauf que la distance qui sépare deux planètes est toujours bien longue : il faut plus de 7 mois pour rejoindre Mars, 66 ans pour Pluton et 72 000 ans pour atteindre le prochain système solaire. Pour que ce soit réalisable, l’humanité devra se développer au point d’atteindre une singularité technologique. Même s’il est difficile de prévoir le futur, la science aérospatiale travaille déjà sur de nombreuses possibilités pour quitter notre planète. Le tour d’horizon avec Geoffroy Stern, consultant.

Le potentiel de l’anti-matière selon Geoffroy Stern

Vous ne connaissez pas l’anti-matière. C’est pourtant une source d’énergie bien connue. Tout ce qui existe a son équivalent en anti-matière. Même votre corps produit de l’anti-matière : plus de 100 anti-électrons par heure. En physique quantique, l’anti-matière représente des particules identiques aux nôtres mais avec des charges électriques opposées. Et si vous n’avez jamais vu de produit à base d’anti-matière, c’est normal puisqu’au contact avec la matière, l’anti-matière est directement détruite. C’est le secret pour propulser un vaisseau. Cette réaction de disparition de l’anti-matière produit beaucoup d’énergie : 2 milliards de fois plus énergétique que la combustion du pétrole et 200 000 fois celle de la fission nucléaire de l’uranium.

Selon Geoffroy Stern vaisseau utilisant cette énergie peut servir à un voyage spatial jusqu’au prochain système solaire en moins de 10 ans, à 40% de la vitesse de la lumière. Et seulement 30 kilos de cette énergie serait nécessaire !

Innovation et production de l’anti-matière

La science aérospatiale est déjà capable de produire de l’anti-matière à échelle industrielle. La production se fait avec des collisionneurs de particules où des atomes sont propulsés entre eux à la vitesse de la lumière. Née alors de l’anti-matière isolée, lévitée par des électro-aimants et stockée dans des capsules sous vide  Malheureusement l’anti-matière reste instable et ne peut servir comme énergie pour le voyage spatial. Si elle venait à toucher les parois des capsules, les parois étant composées de matière, l’anti-matière serait détruite. Sa production reste donc un challenge complexe pour la science.

Source – Geoffroy Stern Consultant

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